Les vertébrés (poissons, reptiles et cétacés) sont les premiers à éveiller notre
intérêt, parce qu'ils bougent.
Nous appartenons, nous aussi, à l'embranchement des vertébrés :
nous avons en commun une colonne vertébrale.
Contrairement aux oiseaux, reptiles, mammifères, les poissons continuent de grandir toute leur vie.
Ils grandissent plus vite les premières années.
La croissance est en fonction de la quantité de nourriture prise.
Elle est plus importante pendant l'été où les poissons se nourrissent abondamment.
Souvent la croissance et l'alimentation diminuent pendant la période de reproduction.
Les animaux vivant sur ou à proximité du fond sont dits
benthiques, comme la murène, les gobies, les éponges ou les
mérous.
Les animaux se déplaçant librement, généralement
sans notion de territoire, sont dits pélagiques, comme les thons,
daurades, requins, méduses.

Tous les poissons sont pourvus d'une paire de lignes latérales, qui
s'étendent le long de leurs flancs, de l'opercule à la queue.
Constitué d'écailles particulières percées de pores,
c'est un organe sensoriel qui leur permet de percevoir les ondes produites par les mouvements.
Il leur donne en continu une image sans couleur mais en relief de leur environnement.
Ainsi ils y voient clair même en eau trouble, même dans la nuit la plus obscure.
Ils connaissent donc en permanence la position et la forme de tous les objets qui sont
à portée de main et même un peu plus loin, sans effort.
La longueur de ces lignes latérales permet l'analyse fine de ces vibrations : la connaissance
par exemple de leur direction et de leur sens de propagation.
Les lignes latérales n'émettent rien, elles se contentent de recevoir les vibrations
générées par le déplacement des objets en question ou la réflexion de vibrations naturelles
sur des objets immobiles, le fond, les rochers, etc.
Elles reçoivent aussi le retour des vibrations provoquées par leurs propres déplacements,
ce qui permet aux poissons de s'en servir comme d'un sonar.
Cet organe est particulièrement utile aux poissons qui vivent en banc.
Il leur permet de nager à très petite distance les uns des autres sans jamais se heurter.
Les poissons n'ont ni oreille externe, ni moyenne (pas de pavillons, de tympans, d'osselets).
Leurs oreilles internes sont placées de chaque côté du crâne, en arrière des yeux.
Comme chez nous, leurs oreilles internes ont des fonctions d'ouïe et d'équilibre.
De nombreux poissons peuvent émettre des sons.
Bien que toutes les substances stimulantes soient dissoutes dans l'eau, goût et odorat sont
différenciés.
Chez la majorité des poissons, 2 paires de narines font communiquer les sacs olfactifs avec
l'extérieur.
Il n'y a pas de communication avec l'appareil respiratoire; le courant d'eau entre par les
narines antérieures et sort par les narines postérieures.
Les narines des requins sont placées sous le museau.
Les narines de certaines murènes sont équipées de pavillons orientables.
Les récepteurs du goût peuvent être abondants dans la bouche, mais également sur tout le
corps et parfois concentrés dans les barbillons.
Certains poissons ont un sexe défini à vie, comme nous.
D'autres sont hermaphrodites, c'est à dire qu'ils sont mâles et
femelles à la fois, ou qu'ils changent de sexe au cours de leur croissance.
C'est le cas des labridés (girelles, vieilles, napoléons,...),
des scaridés (perroquets) et des serranidés (mérous)
qui naissent femelle et deviennent mâles plus tard (hermaphrodisme protogynique).
Chez les girelles c'est l'absence d'un mâle dominant dans un groupe de femelles qui provoque le
changement de sexe de la girelle la plus âgée (la transformation dure 2 mois).
Pour le mérou la mutation se fait en fonction de son âge, il devient mâle dans sa douzième année.
Ainsi, si on voulait protéger le mérou en interdisant de chasser les individus de moins
de 50 centimétres, ça ne marcherait pas, puisqu'il n'y aurait plus que des femelles.
Pour les sparidés (sars, saupes) et les Amphiprion spp
(poissons-clowns) c'est l'inverse :
ils naissent mâles et deviennent femelles plus tard (hermaphrodisme protandrique).
Chez les poissons-clowns, la femelle harcèle les mâles de son anémone. Si le harcèlement s'interrompt (disparition de la femelle) le mâle le plus âgé devient femelle en 4 à 9 semaines.
Il y a 3 grandes stratégies : ceux qui se planquent, ceux qui ne craignent rien et ceux qui ne dorment que d'un oeil.
Les poissons-clown s'enfouissent entre les tentacules de leur anémone.
Les balistes se planquent aussi, ils sont capables de résister à toute tentative d'extraction grace au premier rayon de leur nageoire dorsale.
En Méditerranée les girelles s'enfouissent dans le sable.
Les Tétraodontidés (poissons-ballons), qui sont
très vénéneux, dorment posés sur le fond, à
découvert.
Les siganidés (poissons-lapins), sont dotés de rayons
venimeux, qu'ils tiennent érigés toute la nuit. Eux n'ont plus
n'ont pas besoin de trouver un abri pour dormir.
En outre, ces deux familles changent de couleur la nuit afin de se camoufler.
Le poisson-globe masqué, par exemple, perd son masque la nuit.
Ces poissons dorment d'un sommeil si profond qu'il faut pratiquement les
toucher pour qu'ils se réveillent.
Quand ils finissent par se réveillent, ils foncent en tous sens et se
cognent partout : il leur faut un temps considérable pour reprendre
leurs esprits.
Certains perroquets ont une autre stratégie : ils sécrètent la nuit un cocon de mucus qui les enveloppe.
Ce cocon n'est pas une barrière olfactive comme on le lit souvent, mais un inhibiteur du réflexe de morsure chez les prédateurs.
D'autres espèces, enfin, restent à découvert alors qu'elles ne sont pas toxiques. Ces poissons dorment d'un sommeil très léger : la perception des ondes de pression provoquées par un mouvement d'approche suffit à les réveiller et à provoquer leur fuite.
Les poissons osseux, outre leur squelette calcifié, se caractérisent par une nageoire caudale symétrique
verticalement (homocerque).
Ils possèdent un opercule qui protège leurs branchies et facilite leur ventilation.
Leur épiderme est généralement recouvert d'écailles.
Ils pondent des oeufs; la fécondation est externe.
Certains d'entre eux possèdent une vessie natatoire.

A part les plus primitifs, la plupart des poissons osseux sont munis d'une vessie natatoire.
C'est une glande génératrice ou absorbante de gaz qui entre en action dès que la pression
dans la vessie est différente de la pression extérieure. Elle s’arrête dès qu’il y a équilibre.
C'est comme pour vous avec votre stab, mais sans bouton à presser.
Le poisson n’a aucun effort particulier à faire pour se stabiliser, elle fait tout
le travail pour maintenir une flottabilité neutre.
Le poisson n'a qu'à orienter son gouvernail de profondeur (ses nageoires latérales) pour
monter ou descendre.
C’est tout, il est toujours en équilibre à un petit retard près !
Les poissons pêchés au chalut et remontés trop rapidement ont la vessie natatoire
qui leur sort par la bouche.
Les poissons osseux sont ovipares (pondent des oeufs).
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Au moment du frai, la femelle pond une grande quantité d'oeufs qui sont ensuite
fécondés par la laitance du mâle (photo 1). |
Les oeufs et les alevins sont des proies faciles et très peu arrivent à maturité.
Mais l'équilibre des espèces se maintient grâce à l'énorme quantité d'oeufs pondus;
une morue, par exemple, pond de 4 à 9 millons d'oeufs en une seule ponte.
Chez les poissons osseux, il n'y a pas d'accouplement et la fécondation des oeufs est externe.
La ponte est fréquemment précédée d'une parade nuptiale pendant laquelle le mâle conduit la femelle à l'endroit où elle doit pondre.
Durant cette période et selon les espèces, les mâles modifient leur comportement, deviennent agressifs et se parent de couleurs éclatantes pour attirer les femelles.
Voici les principaux ordres de poissons osseux :
Les poissons cartilagineux n'ont ni os (pas d'arête), ni écailles.
Il s'agit des requins et des raies.
Ils se reproduisent par fécondation interne (pénétration), mais sont fréquemment ovipares
(pondent des oeufs), parfois ovovivipares (les oeufs se développent à l'intérieur du corps de la mère),
ou vivipares (les embryons se développent dans l'uterus de la mère et sont alimentés par un
cordon ombilical).
Leur flottabilité est assurée grâce à la taille de leur foie riche en huile et à la légèreté de leur
squelette cartilagineux.
Ils ont un capteur supplémentaire : les ampoules de Lorenzini, qui leur permettent de détecter
les variations du champ électrique de l'environnement.
La plupart des mammifères marins appartiennent à l'ordre des cétacés.
Tous ces animaux sont d'origine terrestre, et ont fait des incursions dans le milieu marin de plus en plus fréquentes et prolongées. Leur organisme s'est modifié en conséquence.
On reconnaît immédiatement les mammifères marins à leur caudale horizontale.