7 & 8. Embranchement des cnidaires et des bryozoaires

 

Embranchement des cnidaires

Les cnidaires sont des animaux "qui piquent", à symétrie radiale.

Ils chassent et se défendent grâce à leurs harpons empoisonnés.
Ils possédent des cellules nerveuses, qui leur pemettent des mouvements coordonnés, comme pousser une proie vers leur cavité gastrique au moyen de leurs tentacules.

 

Leurs cellules urticantes s'appellent les cnidocytes. Ceux-ci sont composés d'une capsule fermée par un couvercle, contenant du venin et un filament urticant enroulé.

Lorsqu'un corps étranger effleure le couvercle, celui-ci s'ouvre et le filament se déroule et pénétre dans le corps de la victime. Des crochets fixent le filament pendant que du venin est éjecté par un orifice à son extrémité.

La reproduction est le plus souvent asexuée : un nouvel individu se développe sur son parent, avant de s'en détacher (bourgeonnement).

Classe des Anthozoaires, ou animaux-fleurs : anémones de mer, coraux, gorgones.

Le corail est un animal microscopique se construisant tout au long de sa vie une carapace qui, cumulée avec celle de ses millions de congénères, forme un récif corallien.

En mer froide il se nourrit de plancton, grâce à ses micro-harpons (nématocystes).

En mer chaude le milieu marin est trop pauvre, il lui est nécessaire de s'associer (symbiose) avec un végétal microscopique : le zooxanthelle.
Les zooxanthelles vivent entre les cellules des coraux, qui leur permettent de se nourrir et de se développer : grâce à la photosynthèse, ces algues produisent du glucose dont le corail se nourrit.
En retour, l'algue se nourrit aussi des sous-produits organiques du métabolisme du corail.

Cette symbiose contraint ces coraux à ne pouvoir vivre et croître que grâce à une exposition régulière à la lumière solaire qui alimente alors le processus de photosynthèse.
Ceci explique pourquoi les coraux sont généralement trouvés dans les 20 premiers mètres de profondeurs autour des récifs, même si certains coraux peuvent être retrouvés jusqu'à 145 m. D'une manière générale, on considère que les coraux dépassent rarement les 100 m de profondeur. Le nombre de zooxanthelles chez les coraux qui en possèdent varie sensiblement en fonction de la profondeur où ils se trouvent, et donc en fonction de la lumière qu'ils reçoivent.
Un corail vivant profondément aura tendance à adopter une forme de plateau permettant de fournir un maximum de surface éclairée à ses très nombreux zooxanthelles.

Lors de certains stress, les coraux expulsent ces zooxanthelles ainsi que leurs pigments colorés, et nous observons alors un blanchiment des récifs qui est mortel si la situation causant le stress dure plus de quelques jours.

Les coraux des mers chaudes ne peuvent survivre que si la température ne descend jamais au dessous de 20°C, mais si elle dépasse 29°C l'eau ne contient plus assez d'oxygène et ils meurent aussi. Ils se développent le plus rapidement là où l'action des vagues est intense, avec des marées, une eau relativement pure et beaucoup de soleil.

Les méduses ne sont pas les seuls animaux translucides. Vous en trouverez d'autres dans le chapitre sur le mimétisme.

 

Le plancton est l'ensemble des organismes qui dérivent librement au gré des courants, sans pouvoir en contrer la force. Ainsi les méduses en font partie.

L'opposé du plancton, c'est le necton, composé exclusivement d'animaux. Les poissons, les cétacés, les mollusques céphalopodes (poulpes) font partie du necton.

Contrairement à ce qu'on pourrait penser, 90% de la biomasse végétale des océans est invisible : c'est le phytoplancton (phyto = végétal).
Le phytoplancton, comme les autres végétaux, est autotrophe (produit de la matière organique à partir de matière minérale, inerte).
Il est donc à la base de la chaîne alimentaire.
Il fournit également 80% de l'oxygène planétaire.
Le phytoplancton est lui-même mangé par le zooplancton (zoo = animal).
Beaucoup d'animaux consomment le plancton par filtration : les baleines, bien sûr, mais aussi le requin baleine, la raie manta, les éponges, les tuniciers, les coraux, les coquillages bivalves, les sabellidés...
Plus la température de l'eau est élevée, moins elle peut contenir d'oxygène dissous. L'oxygène étant nécessaire à la majorité des organismes vivants, une eau chaude supporte moins d'organismes. De plus, les eaux tropicales sont pauvres en ions minéraux, nécessaires au développement du phytoplancton. Ce sont donc dans les océans d'eau froide que l'on retrouve les plus grandes concentrations de plancton et d'autres organismes.

 

Certains organismes, au stade larvaire, peuvent dériver ainsi. C'est le cas, par exemple, des larves des oursins, des étoiles de mer, d'un grand nombre d'espèces de poissons osseux. Ils font alors partie, temporairement, du plancton. C'est le mésoplancton, contrairement à l'holoplancton qui est plancton toute sa vie.

 

Les courants océaniques provoquent en certains points du globe des remontées d'eau des fonds, froides mais riches en nutriments. Ce sont dans ces endroits (comme le Pérou) que les ressources halieutiques (pêche) sont les plus importantes.

Les mer chaudes en revanche, bien que plus pauvres quantitativement, sont plus riches en diversité des espèces.

 

Embranchement des bryozoaires

Les Bryozoaires, ou "animaux-mousse", sont des animaux coloniaux presque tous sessiles (fixés sur le fond) et constitués d'un grand nombre de très petits individus, les zoïdes.
Toutes les espèces présentées ci-dessous appartiennent à l'ordre des chilostomes.