Relations inter-espèces

 

Relations inter-espèces

Certains animaux se nourrissent de certaines plantes, ou d'autres animaux, et la présence des seconds indique alors souvent la possibilité de voir les premiers.
D'autres relations que la prédation existent, toutes intéressantes à observer.

Voici 5 catégories de relations inter-espèces, classées suivant le profit qu'en tirent les espèces concernées :

Symbiose

Association de 2 espèces différentes, qui ne pourraient survivre ou se développer dans un milieu donné sans cette association.

Mutualisme

Association de 2 organismes différents, qui en tirent un bénéfice réciproque.

Commensalisme

Littéralement : "manger à la même table".
Le commensal est un organisme qui profite d'un autre organisme, sans lui nuire, mais sans lui apporter de bénéfice non plus.

 

Les crabes pinnothères vivent à l'intérieur de la coquille de divers bivalves, huîtres et moules en particulier. Ces dernières n'en tirent aucun bénéfice connu.

Parasitisme

Mode de vie d'un organisme qui est hébergé par un autre (l'hôte) et vit à ses dépens, sans le détruire.

Exemples de parasitisme :

Anilocre (Anilocra sp)
L'anilocre est un crustacé qui s'accroche sur les poissons (particulièrement les labres, et souvent sur la tête) et vit de leur sang. Deux individus accrochés sur le même poisson peuvent communiquer et même se reproduire en utilisant le circuit sanguin de leur hôte. Quand plusieurs anilocres sont accrochés au même poisson, le plus gros de tous est la femelle. Sa présence contraint les autres anilocres à rester males. Quand elle meurt, l'inhibition cesse et le plus gros des males devient femelle à son tour.
On a longtemps cru que c'était du commensalisme, mais en fait le remora nuit à son hôte. On a pu constater qu'il abîme sa peau à l'endroit où il se ventouse.
Le remora est parfois employé pour pêcher; une ligne est attachée à son pédoncule caudal et le remora est ensuite libéré; quand il s'est fixé à un autre poisson, le remora et son hôte sont remontés par le pêcheur.

L'aurin vit le jour à l'intérieur des holothuries, il s'introduit par l'anus, la queue en premier (cliquez ici pour le voir faire).
Ce poisson se nourrit en partie des viscères de l'échinoderme. Quand cela devient trop insupportable à l'holothurie
elle expulse le poisson avec ses organes digestifs qu'elle est capable de régénèrer par la suite.

Le crabe vert (Carcinus maenas) est parfois parasité par la sacculine (Sacculina carcini).

 

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